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Publié : 28 mai

Bonjour, Ozu, 1959

Tous les mardis, entre 12H30 et 13H30, une quarantaine d’élèves de 4 ème et 3ème a pu découvrir des films du patrimoine français ou étrangers. L’un des thèmes retenu, cette année, a été l’enfant dans le cinéma. C’est pourquoi, nous clôturerons ce cycle par l’un des chefs d’oeuvre du cinéaste japonais Yasujiro Ozu. Le film Bonjour sera diffusé pour nos élèves au cinéma le Studio du Havre !

Synopsis : Un quartier de la banlieue de Tokyo : six jours de la vie de quelques familles dans des petites maisons proches et semblables. Deux commères soupçonnent Mme Haraguchi, la présidente de l’Association des femmes – qui elle-même soupçonne Mme Hayashi sa trésorière –, d’avoir détourné l’argent des cotisations pour s’acheter un lave-linge.

Sur le chemin de l’école, leurs enfants jouent à devenir pétomanes, regardent le sumo sur le téléviseur des voisins – un jeune couple « moderne » – plutôt que d’apprendre leur leçon d’anglais, et Minoru et Isamu, les deux garçons de Mme Hayashi, réclament une télévision. Setsuko, la soeur cadette de Mme Hayashi, confie au beau professeur d’anglais au chômage des traductions professionnelles.

La présidente se rend chez sa trésorière et l’accuse à mi-mot de mentir, avant de découvrir que sa propre mère, une femme âgée, avait omis de lui remettre les fameuses cotisations. Elle retourne s’excuser, l’incident paraît clos.

Un soir, Minoru, l’aîné, défie l’autorité de son père en réclamant une TV et en critiquant ouvertement l’hypocrisie des échanges quotidiens entre adultes. Il décrète, suivi par son frère, une grève illimitée de la parole. Le lendemain matin, ils ne disent même pas « bonjour » à Mme Haraguchi, persuadée d’être victime de l’affaire des cotisations, et gardent le silence à l’école.

Le dimanche, le couple « moderne » prépare son déménagement, quand le professeur d’école de Minoru vient frapper à la porte. Les enfants en profitent pour fuguer. Le soir venu, c’est le professeur d’anglais qui les retrouve et les ramène à domicile. Et dans le couloir : un grand carton contenant une télévision. Minoru et Isamu cessent leur grève sur le champ et, le lendemain matin, adressent un grand « bonjour » à Mme Haraguchi qui, décidément, n’y comprend plus rien.

Sur le chemin de l’école, les enfants jouent encore, avec plus ou moins de succès, à devenir de grands pétomanes.

Sur le quai, en attendant le train, Setsuko et le professeur d’anglais se rapprochent et parlent du temps qu’il fait.

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